REPONSE A UN INTERNAUTE 4

Les questions de l’internaute nous sont venues d’un Scientiste Chrétien de Bafoussam au Cameroun qu’il les a posées suite à une discussion avec ses frères de l’Eglise qui voulait le persuader que l’approche de l’ISA est mauvaise. C’est donc pour aider d’autres personnes qui seraient atteintes par cette propagande anti-ISA que nous publions nos réponses à ces questions. Notre soucis n’est pas de s’empreindre à une organisation sœur, mais de rétablir la vérité afin d’éclairer les âmes en quête de la lumière.

Pour rester fidèle à la tradition de cette rubrique, nous exposerons la question en italique et la réponse fournie à l’internaute suivra juste en bas.

Salut Mr T. F,

Je vais m’amuser à répondre aux arguments qui vous ont été opposés, je le ferais non pas dans le but de lancer une polémique, j’en ai pas besoin, mais dans le but de vous aider à ne pas perdre votre conviction personnelle. Ces arguments paraissent solides de prime abord, mais nous avons eu à plusieurs reprises à y répondre et c’est par mesquinerie que des gens persistent à les présenter pour détourner les Africains de la recherche de l’efficacité dans leur approche de la métaphysique en leur faisant croire qu’une organisation humaine occidentale est la seule habileté à les aider en ce sens.

  • Il n y a pas de Sciences métaphysiques africaines comme il n y a pas de mathématiques africaines
    • Je sais que la Science a la vocation d’être universelle. Je n’enseigne pas une Science Divine négro-africaine, mais la Science Divine. Le problème ne se pose donc pas à ce niveau là. La science vise à aider l’humanité à résoudre les problèmes qui se posent à elle. Ainsi, la science aboutit-elle à la technologie et à l’art. La question est donc celle-ci : l’art de la guérison doit-elle être la même en Afrique comme en Occident ? Si c’est le cas, je vous pose alors la question de savoir pourquoi la science de la musique n’est-elle pas appliquée de la même façon à Bafoussam par les Bamiléké (une tribu camerounaise à laquelle vous appartenez certainement) et  parmi les Irlandais de Boston aux USA ? Pourquoi vous n’avez pas la même musique alors que vous utilisez la même science musicale ? La technologie et l’art, en tant que domaines d’application des connaissances scientifiques, exigent des adaptations culturelles que seul un esprit borné ne peut pas accepter. La pratique de la guérison spirituelle est un art. Ainsi ne doit-on pas s’attendre à une universalité dans ce domaine comme on ne s’y attend pas dans la musique.
    • La science est une connaissance universelle, mais il n’y a pas une et une seule approche à cette connaissance. En d’autres termes il n’y a pas une seule épistémologie. Déjà l’épistémologie d’Einstein est différente à celle de Newton ! Après avoir appris la science en Egypte, les Grecs ont quitté l’épistémologie négro-africaine, parce qu’elle n’est pas adaptée à leur vision du monde et de l’être et ont émigré vers une épistémologie matérialiste qui nie toute liberté de l’âme et la place centrale que celle-ci occupe dans l’épistémologie négro-africaine. Or le malheur pour l’homme noir est de vouloir continuer dans une épistémologie occidentale matérialiste qui ne cadre pas avec sa vision du monde plutôt que de revenir à la sienne. C’est donc une mission pour l’ISA que d’aider l’homme noir à affirmer son approche de la science comme les Occidentaux l’ont fait vis-à-vis de l’Egypte ancienne.
  • Parler de l’Afrique, de l’Occident et des autres continents, des Blancs, des noirs, c’est purement humain et non divin car chez Dieu  il n y a pas de race et ces  espace séparant les hommes comme les continents ne sont-ils  pas pure illusion ?
    • J’ai remarqué chez les Américains que toute allusion à la race fait remonter la crainte d’une vengeance des Noirs pour le passé d’esclavage qu’ils ont eu à subir. Mais le vrai problème ici réside dans la définition même de la race. Pourquoi tient-on à voir toujours la race comme une limitation ? Je vois la race non pas comme une différentielle biologique, ni comme une différence de pigmentation de la peau, mais comme un ensemble de qualités que des gens expriment, qu’ils ont développées depuis leurs ancêtres qu’ils doivent élargir. Ainsi les Noirs ont-ils développé : l’enthousiasme, l’endurance, la spontanéité, l’improvisation, l’intuition, la solidarité…Alors que les Blancs ont développé : le franc-parler, l’individualité, la rationalité…La question est celle-ci : ces qualités sont-elles matérielles où spirituelles ? Pourquoi penser toujours en termes de cloisonnement quand on en vient aux races, pourquoi ne pas penser en termes d’enrichissement mutuel, puisque les races ne sont que des qualités spirituelles ? Le problème est donc celui de la fausse vision biologique de la race que les Occidentaux ont développée pour exploiter les autres et qu’ils ne savent plus justifier, car la biologie et la génétique les contredit. C’est donc l’égoïsme et la crainte des mortels qui leur fait voir les races, les nations, les ethnies… comme des exclusions plutôt que des possibilités d’enrichissement mutuel.
  • N’est ce pas l’égo trop poussé au niveau du complexe qui nous amènerait à vouloir  chercher notre voie à nous au lieu de nous unir à nos autres frères afin de bâtir tous sur une  même fondation large et solide vieille de plus d’un siècle au lieu de vouloir perdre du temps pour mettre difficilement en place une autre fondation ?
    • Cette question est le fruit d’une méconnaissance de l’histoire. En effet quelle est la plus vielle tradition spirituelle, celle de l’Africain vielle de plusieurs millénaires et qui a donné naissance au Judaïsme et au christianisme, ou celle des Américains jeune de deux siècles seulement et qui n’a pas encore fait des preuves solides en Afrique, où elle est confondue à des pratiques locales douteuses comme que l’hypnotisme positif ? Une autre question est celle de savoir combien des religions traditionnelles y a-t-il chez les Bamilékés (par exemple), et combien y en a-t-il chez les Américains de Boston ? Vous conviendrez avec moi que l’unité de la tradition religieuse des Bamilékés prouve alors qu’ils ont moins d’égo et de complexe que le foisonnement doctrinal des métaphysiciens occidentaux. Alors qui donne des leçons à qui ?
  • N’est-ce pas verser dans l’intellectualisme, le nationalisme,  avec  ses  collataires  comme l’esclavagisme, le colonialismes, le néo-colonialisme, etc. et la victimisation  en nous enfonçant ainsi dans un passé inutilement douloureux pouvant nous pousser à la haine de l’autre  au lieu de nous élever dans l’amour parfait en aimant notre prochain comme nous-mêmes?
    • Pour un métaphysicien consciencieux cette question revient à celle-ci : pourquoi essayer de guérir une erreur (le passé de l’Africain) plutôt que de l’ignorer ? Cela m’étonnerait que des gens trouvent en cela une bonne façon de pratiquer la guérison métaphysique. L’ignorance n’extermine pas l’erreur, mais donne libre cours au mal.
    • Ensuite n’est-ce pas une insulte et de la mesquinerie que de dire à un Africain qui essaye de remédier à un passé douloureux qu’il ne doit rien faire au nom de l’amour. L’Amour divin nous invite à vaincre le mal, et non à s’y acclimater.
    • Enfin, il normal à des gens qui profitent des retombés de l’esclavage, du colonialisme, du néocolonialisme et de l’impérialisme de comprendre qu’ils infligent des douleurs inutiles, mais cela devrait amener la reforme plutôt que de craindre une quelconque révolte des opprimés, car notre vraie révolte est contre le mal et non contre les hommes.
  • Enfin [le] dernier argument, inspiré  surtout par les messagers venus de Boston, c’est que la meilleure formation pour devenir [un] praticien [guérisseur spirituel] vraiment opérationnel n’est donnée aujourd’hui  à travers le monde entier que par la Christian Science et ce serait perdre les dons de guérisseurs métaphysiciens si on osait se détourner de cette organisation  qui fait ses preuves depuis les années 1870.
    • Ici encore on a affaire à une ignorance de l’histoire. Car, si les Occidentaux avaient perdu le don de guérisons spirituelles pour avoir épousé le matérialisme comme mode de vie et avaient besoin d’une nouvelle révélation pour la retrouver, l’histoire du Royaume Kôngo (par exemple) nous apprend que les Africains n’ont jamais perdu le don de guérison. Les activités des prophètes kôngo comme Appolonia Mafuta, Kimpa Vita, Simao Toko, Mbumba Philippe, et Simon Kimbangu (qui a ressuscité 5 morts en seulement trois mois d’activité) prouvent à suffisance que l’Africain n’a aucun risque à courir en s’attachant à une tradition qui a fait ces preuves depuis plus de 5 millénaires.
    • Ensuite comptez le nombre des praticiens de la Science Divine Camerounais actifs sortis de mon enseignement de 2003 jusqu’à ce jour et vous comprendrez que l’efficacité ne se trouve pas dans une organisation humaine occidentale, mais dans l’adaptation que j’ai faite de la Vérité à des réalités locales négro-africaines.

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